Au commencement était une gare. Orsay. Y achevaient leur course, les trains de l’Ouest et du Sud-Ouest de la France. Son architecte, Victor Laloux, l’avait voulu cathédrale. Sa verrière embrassait largement le ciel de Paris. Elle accueillit en 1900, les délégations étrangères de l’exposition universelle. Le président Giscard d’Estaing conçut d’y bâtir là un temple de l’art occidental de 1848 à 1914, qui ferait face au Louvre, trônant sur la rive droite de la Seine avec ses collections antiques ou classiques. François Mitterrand  inaugurera l’œuvre des architectes Renaud Bardon, Pierre Colboc, Jean-Paul Philippon, Gae Aulenti en 1986. Elle avait gardé de la gare, la puissante lumière et les grands espaces. Le plus grand musée au monde des impressionnistes était né. Au cinquième étage, dont l’architecte Jean-Michel Willemote avait préservé la structure métallique, pouvaient triompher quelques chefs d’œuvre d’une collection qui en compte plus de 1000. On pourrait, entre autres, y  admirer : « []Le Déjeuner sur l’herbe » et « l’Olympia » d’Édouard Manet, une épreuve de « La petite danseuse » de Degas, « L’Origine du monde », « Un enterrement à Ornans », « L’Atelier du peintre » de Courbet, « Les joueurs de cartes » de Cézanne les « Cathédrales » de Monet ou encore « Bal du moulin de la Galette » de Renoir.

Monet et Van Gogh à La National Gallery of Art

Le Congrès américain croyait aussi au Dieu de l’Art, puisqu’il décida, en 1937, d’ériger la National Gallery of Art au cœur de Washington. L’architecte John Russel Pope lui conféra un écrin néo-classique pour accueillir des collections qui ne l’étaient pas toutes. Un grand portique et un dôme rappellent l’antique Rome et sa frénésie créatrice. En 1978, Ieoh Ming Pei complétait cet ensemble architectural par un bâtiment qui accueille l’art moderne. Si Rodin y triompha en attirant lors de l’exposition qui lui fut consacrée plus d’un million de visiteurs, les impressionnistes sont ici choyés. Particulièrement depuis la réouverture des 14 salles qui leur sont consacrées. 150 toiles sont ainsi livrées, dans un astucieux classement thématique, au regard des quatre millions de visiteurs qui s’y pressent tous les ans. Les Américains prétendent avoir aimé les impressionnistes avant les Français. Ce qui leur vaut, entre autres, de pouvoir donner à voir dans la capitale américaine “Le garçon au gilet rouge” de Cézanne, “Le Chemin de fer” de Manet, un “Autoportrait” de Van Gogh, et encore deux “Cathédrales de Rouen” de Monet. Sans oublier des Boudin, Degas, Caillebotte, Toulouse-Lautrec, Seurat, Courbet, Mary Cassat, Berthe Morisot ou Henri Rousseau que l’on doit à des collectionneurs avisés.

Le Japon comme une évidence

Que les impressionnistes aient été influencés par le japonisme est une certitude. Monet possédait une centaine d’estampes japonaises, et Van Gogh près de quatre fois plus. Les expositions de Paris et de Londres furent prosélytes pour cet art lointain et l’influence d’Utamaro fut décisive. Il était tout naturel que nos maîtres trouvent en retour quelque bienveillance publique dans l’archipel. Deux lieux leur consacrent une large part.

Le musée d’art Pola à Hakone. Fondé, en 2002, par Pola, le géant nippon de la cosmétique, il abrite, au cœur du parc national Fuji-Hakone-Izu, près de 10 000 œuvres acquises opportunément par les dirigeants du groupe. Nombre d’impressionnistes ont trouvé leur place dans cet ensemble muséal conçu par l’agence d’architecture Nikken Sekkei.

Le musée d’Art Fuji de Tokyo (Maft) a ouvert quant à lui ses portes en 1983. La rencontre de son fondateur un philosophe boudhiste, Daisaku Ikida, avec l’historien René Huygues qui accompagnait la Joconde de Léonard de Vinci au Japon, fut déterminante. Le credo d’Ikida était de faire connaître le plus de chefs d’œuvres possibles au grand public. Depuis son musée fondation, les impressionnistes qu’il abrite, rayonnent dans le monde.  

 

INFORMATIONS VISITEURS


Les  portes du parcours culturel du Château d’Auvers

VISION IMPRESSIONNISTE
“NAISSANCE & DESCENDANCE”

ouvrent du mardi au dimanche et les jours fériés
de 10h à  17h de janvier au 31 mars 2019
de 10h à  18h du 1er avril au 30 septembre 2019 Fermeture de l’accueil billetterie du parcours  de 12h30 à 13h30 sur le mois d’août 2019

À NOTER : 
Les samedis 7, 14 et 28 septembre 2019
Fermeture exceptionnelle du parcours culturel à 17h (dernière entrée)


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