Au temps des impressionnistes

La seconde partie du XIXème siècle, où advint le temps des impressionnistes, est marquée par un maître mot : le progrès. Tous les domaines enregistrent ou subissent l’accélération qui fait entrer l’époque dans la modernité. Les historiens, comme les écrivains apportent quelques nuances à cet emballement.

 

Pour Fernand Braudel (« L’identité de la France »)

« Il faudra l’établissement des voies ferrées pour conjurer l’impuissance de la France paysanne à s’assurer le pain de chaque jour, pour effacer enfin le spectre de la disette dans un pays en apparence riche, en tout cas mieux doté que beaucoup d’autres, mais non pas comblé. » Le témoignage d’un paysan résume la situation de ce monde rural où les artistes peintres vont élire domicile, de l’Ile de France à la Normandie : « Nous ne manquons de rien sauf d’argent » Jules Michelet dans sa magistrale Histoire de France résume ce qu’il appelle le « siècle terrible ». Pour lui le XIXème siècle est «moins fils de la Révolution, rupture majeure qui surplombe l’histoire, que de la Révolution industrielle qui a introduit un traitement de masse de la production, mais aussi des hommes ».

Ecoutons enfin Victor Hugo : « La France nouvelle est née en deux fois: le paysan est né de l’élan de la Révolution et de la guerre, de la vente des biens nationaux; l’ouvrier est né en 1815 de l’élan industriel de la paix ».  L’auteur des Misérables résume par ailleurs la complexité de ce temps de tous les grands changements : « Notre siècle s’interprète mal lui-même et par moment ne se comprend pas. Il s’appelle le siècle du progrès et se croit le siècle de l’utile. S’il était l’un, il ne serait pas l’autre. »

 

INFORMATIONS VISITEURS


Du 1 er octobre 2018 au 31 mars 2019

Les  portes du parcours culturel du Château d’Auvers

VISION IMPRESSIONNISTE « NAISSANCE & DESCENDANCE »

ouvrent de 10h à 17h 

Fermeture annuelle
du samedi 22 décembre 2018 au lundi 14 janvier 2019 inclus