La révolution industrielle

Une architecture de fer et de verre.Nous arrivons maintenant sur le Pont de l’Europe, libre interprétation du tableau de Caillebotte en 1876. Nous longeons la rue St Lazare, réalisée sous la forme d’une immense fresque murale, par les étudiants de l’école des Arts et Métiers.

 

Une architecture de fer et de verre

 

Dans la campagne des environs de Paris, les usines, gares, voies ferrées et routes prennent possession du paysage. Les peintres se font les témoins de cette révolution industrielle que connaît la France urbaine du XIXe siècle. Ils puisent dans ces architectures d’acier, de fonte et de verre un réservoir de motifs symbolisant le progrès. Les formes géométriques inédites des halles, gares, balustrades et autres ponts frappent l’imagination des artistes.

Gustave Caillebotte peint les ferronneries de son balcon, ainsi que les croisillons du Pont de l’Europe, bâti en 1868 au-dessus de la gare Saint-Lazare. Cet édifice inspire également Edouard Manet et Claude Monet qui, pour le représenter, composent avec une gamme de tons froids.

Les gares constituent de manière générale un sujet de prédilection pour les Impressionnistes. Le chemin de fer est en pleine expansion, son réseau s’étend jusque dans les villes et bouleverse la physionomie des quartiers. Monet s’efforce de traduire l’atmosphère des gares en peignant avec légèreté la vapeur envahissante des locomotives.