Le Paris Haussmannien

Paris 1860, la lumière entre dans la ville

 

Nous sommes en 1848, sous le règne de Napoléon III.

Paris change de visage sous l’impulsion du Baron Georges Eugène Haussmann qui exercera ses fonctions de Préfet pendant 17 ans. Il engagera de gigantesques travaux d’urbanisme pour rendre notamment la capitale salubre et mettre fin aux foyers d’agitation. En 1860, la lumière entre dans Paris, les premiers réverbères apparaissent … Ambiance du Paris Haussmannien, vie des cafés parisiens, cabarets et french cancan, la mode et ses métiers, pique-nique sur l’herbe, guinguettes au bord de l’eau, voyage en train à vapeur pour la côte Normande …

 

L’essor de Paris sous l’égide de Napoléon III

En 1848, Napoléon III, neveu de Napoléon 1er, est élu Président de la République. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, au terme de son mandat, il s’empare du pouvoir par un coup d’Etat et est proclamé, un an plus tard, Empereur des Français.

Son règne génère l’essor de l’industrie et du commerce ainsi que l’avènement de la grande bourgeoisie. Le pays s’équipe progressivement d’un réseau de chemin de fer et la capitale change peu à peu de visage. Sous la direction du baron Georges Eugène Haussmann, de gigantesques travaux d’urbanisme embellissent la Ville Lumière. Nommé préfet en 1853, le baron Haussmann exerce ses fonctions pendant près de 17 ans.

 

Les transformations

Les vieux quartiers sont démolis pour céder la place aux grands boulevards rectilignes, bordés d’immeubles.

Napoléon III souhaite en effet rehausser le prestige du régime impérial et débarrasser la ville de ses foyers d’agitation. La capitale subit une intense activité de construction : places, jardins publics, ponts, gares, théâtres, monuments et statues voient le jour, éclairés par plus de vingt mille réverbères au gaz.

 

La ville lumière vue par les Impressionnistes

La Ville moderne constitue un sujet de prédilection pour Gustave Caillebotte, Claude Monet ou Camille Pissarro : ils peignent des paysages urbains, et notamment des vues plongeantes sur l’agitation des rues, inspirées par la photographie. Leurs toiles témoignent des grandes perspectives. Ils rendent, grâce à des touches rapides, les lumières et les couleurs de la ville et suggèrent les silhouettes dans une atmosphère vivante.