Le temps des loisirs

La gare, une invitation au voyage. Direction la Gare, sujet de prédilection des Impressionnistes séduits par leur architecture d’acier, de fonte et de verre. Le pont franchi, nous voici dans une authentique salle d’attente. Parquet blond au sol, mobilier en bois et fonte, horloge, sans oublier les truculentes affiches de l’époque qui vantaient les destinations balnéaires. Cabourg en moins de cinq heures !

 

La gare, une invitation au voyage

 

Dans les années 1880, les ouvriers travaillent plus de dix heures par jour, six jours sur sept. Le temps libre est rare, il est plutôt réservé aux bourgeois et rentiers. Pourtant, le travail donne le besoin et les moyens d’organiser ces moments de plaisir ; c’est ainsi que les ouvriers découvrent les horizons de la banlieue.

L’idée de loisirs s’épanouit donc avec la réduction progressive du temps de travail, et le tourisme fait son apparition grâce au développement du chemin de fer. Le dimanche, Parisiens bourgeois et ouvriers montent coude à coude dans le train pour se détendre. Ils se tournent vers le sport : vélo, course, jeux de ballon, canotage… découvrent les bals et guinguettes, les pique-niques à la campagne et autres joies du plein air. L’édition donne un nouveau souffle à la publication des guides qui font l’éloge du voyage. Les compagnies de chemin de fer publient également des guides par lignes qui notent, à l’attention du voyageur, toutes les curiosités à voir.