Les techniques picturales

Paysages vus du train. Le train est à quai, les visiteurs prennent place sur les banquettes en bois de la 3e classe ! Le paysage vidéo qui défile sous leurs yeux est une explication saisissante et compréhensible de la démarche picturale des Impressionnistes.

 

Paysages vus du train

 

Les Impressionnistes peignent les sensations de vitesse qui confèrent à leurs oeuvres une tournure révolutionnaire. La modernité ne se trouve pas dans leurs sujets, mais dans la façon de les représenter : notions d’éblouissement et d’inachèvement, travail par touches rapides et multicolores. Le train est leur nouveau moyen de locomotion, ils sillonnent la campagne à vive allure. Leurs yeux et leurs carnets de croquis s’emplissent au fur et à mesure de ces fragments de paysages.

Les Impressionnistes ne recomposent plus la réalité en atelier. Ils installent désormais leurs chevalets en plein air pour peindre sur le motif. Munis de leur boîte de couleurs, ils exploitent les perspectives offertes par ce nouveau mode de travail. Grâce à l’invention de l’américain John G. Rand, ils peuvent désormais emporter la peinture facilement, conditionnée dans des tubes en zinc dans lesquels les pigments sont déjà mélangés à l’huile.

Pour représenter leurs sujets, ils s’en remettent à la seule perception de l’oeil et renoncent au filtre de l’intellect. Se servant de touches rapides pour capturer l’immédiateté d’une atmosphère, ils fixent sur la toile les impressions fugitives et visions éphémères suscitées par le spectacle de la nature. Les taches de couleur pure induisent une simplification des formes ainsi qu’un sacrifice de la ligne et du contour au profit de la couleur et de la lumière.