Bien sûr on évoquera Millet (1814-1875) et son Angélus quasi universel. L’œuvre envahira dès sa première exposition, en 1869, la mémoire collective des Français. Elle s’inscrit dans un courant, le réalisme, que d’aucuns considèrent comme transitoire entre le romantisme et l’impressionnisme. Au-delà d’une catégorisation, il y va de l’exploitation, par les artistes peintres, d’une thématique grandement écartée par les tenants de l’académisme.

Auguste Comte (1798-1857) le philosophe positiviste estimait, dès 1842, que l’art avait « une éminente destination sociale ». Jean-François Millet (1814-1875), Gustave Courbet (1819-1877), mais encore Camille Corot (1796-1875), que l’on désigne parfois comme le père de l’impressionnisme, peupleront leurs paysages de ceux qui les fondent, les hommes et les femmes de la terre. La littérature n’est pas absente de ce mouvement comme un Guy de Maupassant (1850-1893) qui met en scène, à son tour, cette France de la ruralité : « Les paysans travaillaient encore, épars dans les champs, en attendant l’heure de l’Angélus qui les rappellerait aux fermes dont on apercevait, çà et là, les toits de chaume à travers les branches des arbres. » (Le Père Amable, 1886).

L’école de Barbizon (1825-1875) a pris d’assaut les paysages à commencer par la forêt de Fontainebleau au bord de laquelle résident les artistes peintres. Alors que le siècle bascule dans l’industrialisation et l’urbanisation les peintres s’en vont quérir dans les campagnes ces espaces dont les ateliers parisiens les privent.

Dans le sillon de Millet s’engagent plus avant encore les impressionnistes à commencer par Camille Pissarro. Claude Monet, Paul Cézanne, Vincent van Gogh suivront.

Pissarro fut un des premiers à défendre Millet et si sa vision du « peuple des champs » reste bucolique sa confrontation avec les mouvements, la lumière, les couleurs, débouche sur une expérimentation riche qui en fait au-delà de ses avancées picturales un témoin de son temps.
Paul Cézanne dans une production féconde fixera à son tour les métiers présents dans ces villages comme les scènes que le quotidien campagnard propose à sa palette.

D’autres encore, comme Van Gogh, participent à cette échappée belle qui révèle la richesse créatrice que l’exploration du thème des campagnes induit. Un labour, une moisson, une vendange, une meule, un pommier, des blés, un faucheur, une semeuse, un pâtre… entrent durablement dans notre mémoire collective.

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Les  portes du parcours culturel du Château d’Auvers

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de 10h à  18h 
(17h dernière entrée du parcours de visite)


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