Le Château d’Auvers domine la vallée de l’Oise et profite de cette situation exceptionnelle et de la configuration du terrain dans son organisation spatiale.

Le bâtiment du château est entouré d’un parc boisé de huit hectares et de jardins. Ces derniers puisent leur inspiration dans trois types de jardins : les jardins de la Renaissance italienne, les jardins à la française et les jardins anglais.

 

L’inspiration italienne

Les larges perspectives et l’aménagement en terrasses sont emblématiques des jardins italiens. En effet, le château est construit au XVIIe siècle par Zanobi Lioni, un riche financier italien appartenant à la cour de Marie de Médicis. Si le bâtiment du château a été profondément remanié et transformé en château à la française au siècle suivant, la disposition originelle des jardins en terrasse avec les parterres et les escaliers a été conservée. Les grandes terrasses haute et basse (cette dernière est appelée « Clos du Château ») sont reliées entre elles par un pont en pierre qui enjambe la rue de Léry. Associé à ces terrasses, le travail sur la taille et la disposition des végétaux permet de créer des écrans et des percées qui rythment la perception du paysage. Enfin, l’importance de l’eau dans les jardins est soulignée par des fontaines et en particulier par le splendide nymphée en coquillages datant du XVIIe siècle. Toujours dans un souci géométrique, le parc boisé est quant à lui traversé par des allées en étoile.

L’influence française

Les terrasses s’étendent horizontalement dans un mouvement descendant vers l’Oise. La plus surélevée permet d’embrasser tout l’aménagement. Les différents éléments –parterres, allées, fontaines, végétaux- sont disposés symétriquement autour d’un grand axe central qui courrait à l’origine jusqu’à l’Oise. Suivant cette perspective grandiose, la composition géométrique et symétrique assoie ainsi le pouvoir et l’autorité du propriétaire, conformément au style des jardins à la française, qui deviennent des manifestations du pouvoir. Les espaces dessinés par le découpage des allées sont constitués de broderies de buis, de parterres et de bosquets.

L’esprit anglais

La spécificité du jardin anglais est de créer une disposition des jardins qui soit la plus naturelle possible. En réalité, c’est une mise en scène. Ce paradoxe entre volonté d’authenticité et création artificielle se retrouve au Château d’Auvers à la fin du XVIIIe siècle. Le parc au nord est remanié. Le tracé symétrique est remplacé par des allées courbes qui mènent à des clairières et des bosquets disposés irrégulièrement.

Les évolutions majeures du XIXe siècle

À partir du XIXe siècle, la ville d’Auvers-sur-Oise se développe, notamment grâce à l’arrivée du chemin de fer en 1846. En revanche, le cadastre de 1813 montre l’existence d’une propriété voisine au château dès le début du siècle : le château Frileux, aujourd’hui démoli. Son terrain fait partie de l’actuel parc du château. De nouvelles voies sont tracées, qui coupent le Clos du Château au sud : la D928 construite en 1839 et la rue Carnot construite en 1850. Ces nouvelles limites modifient grandement l’aspect général du parc

Le XXe siècle, une nouvelle histoire pour le château et son parc

Le château est racheté par le Conseil départemental du Val d’Oise en 1987, qui entreprend de restaurer le domaine, notamment les jardins laissés à l’abandon. Les architectes des bâtiments de France et des monuments historiques s’inspirent des gravures des XVIIe et XVIIIe siècle pour restituer le plus fidèlement possible l’état d’origine des jardins.

 




  • Fuchsia « Château d’Auvers-sur- Oise » créé par Marcel Delhommeau en 2012


  • L’iris « Château d’Auvers-sur- Oise » créé par Richard Cayeux en 2004


  • L’iris « Voyage Impressionniste » créé par Pascal Bourdillon en 2012


  • La « Rose des Impressionnistes » créée par Michel Adam en 2015
    Vente exclusive par les pépinières ORIOT


Les fleurs remarquables du Château d’Auvers

Les jardins du château sont l’écrin d’une grande variété de fleurs comme les iris, les roses, ou encore les clématites. Ils contribuent ainsi à faire vivre l’esprit impressionniste.

  • Les créations, baptisées et implantées dans nos jardins pour l’évènement « les Irisiades »
    • L’iris « Château d’Auvers-sur- Oise » créé par Richard Cayeux en 2004. Séduisant amoena aux pétales blanc pur, infusés d’abricot très clair à l’éclosion, et sépales abricot cuivré portant de vives barbes mandarine. Sépales fermes, proches de l’horizontale et bordés de petites ondulations serrées. (Semis cayeux 95 49A).
    • L’iris « Voyage Impressionniste » créé par Pascal Bourdillon en 2012. Très parfumé, d’une hauteur de 90cm, sa floraison est de mi-saison à tardive. Il est agrémenté de pétales glycine et sépales violet magenta qui deviennent plus clairs vers la barbe ocre. Les parents sont Swingtown (mère) et Silverado (père) par pollen.
  • Les roses
    • En dehors du jardin à la française, qui est pourvu de rosiers couvre-sol blancs et roses, les rosiers du château sont des rosiers lianes anciens.
    • Création : la Rose des impressionnistes. Créée en 2015 par le célèbre obtenteur du NIRP international Michel Adam, cette rose parfumée fleurit de mai aux gelées. Ses couleurs lumineuses, jaune, orange et rose sont un véritable hommage à la palette impressionniste.
  • Le fuchsia
    • Le fuchsia, alors appelé « buisson de beauté », fut découvert au XVIIe siècle à Saint-Domingue. Il fut dédié à Leonhart Von Fuchs (1501-1566), médecin, botaniste bavarois et professeur.
    • Création : fuchsia « Château d’Auvers-sur-Oise » créé par Marcel Delhommeau en 2012. Très précoce, sa floraison, généreuse et compacte, s’étale du printemps à l’automne. Les fleurs sont rose fuschia au début puis s’éclaircissent en s’épanouissant. Les parents sont Margaret Roe (mère) et Regia Reitzii 4514.
et ses jardins